Dépression

La nuit m'envahit sans un bruit, 
Elle éteint mes pensées, me fait du mal. 
Je cherche une lueur dans ce ciel trop gris,
Mais l’ombre grandit, tout devient fatal. 

Chaque souffle me semble trop lourd à porter, 
Mon corps s'effondre sous le poids de l’absence. 
Mes rêves s’éteignent, comme un feu éteint, 
Je n'ai plus la force de tenir ma danse. 

Les murs de ma chambre sont des chaînes invisibles, 
Ils m’écrasent, me rient au nez, impitoyables. 
Le silence est un cri, un écho indicible, 
Qui hurle sans fin, dans un monde inaltérable. 

J’ai perdu la saveur des jours qui défilent, 
Les heures passent, mais ne laissent aucune trace. 
Chaque matin me semble une épreuve fragile, 
Où le temps me fuit, où l’espoir s’efface. 

Les gens autour de moi ne comprennent pas, 
Ils voient mon masque, mais jamais ma douleur. 
Je me cache derrière un sourire de bois, 
Mais chaque instant me ronge, je perds mon cœur. 

Je voudrais crier, m’effondrer, mais je me tais, 
Pris dans cette lutte sans fin, sans raison. 
Mes mains tremblent et mes jambes sont en paix, 
Comme si le monde s’était figé en prison. 

La fatigue est un océan sans rivage, 
Où je me noie sans pouvoir m’en sortir. 
Je voudrais disparaître, quitter ce voyage, 
Mais le destin, cruel, m’oblige à choisir. 

L’envie d’abandonner me serre la gorge, 
Comme une corde qui se tend lentement. 
Tout est trop lourd, trop sombre, et je nage 
Dans un abîme où je ne trouve plus d’orient. 

J’ai mal de tout, mais surtout d’être moi, 
De ce corps qui ne me veut plus qu’en fantôme. 
Les jours sont des pierres, sans fin, sans joie, 
Et la vie s’étiole dans un souffle morne. 

Si je pouvais m’effacer, m’éteindre en douceur, 
Quitter ce monde et sa douleur infinie, 
Je choisirais la paix, l’absence de terreur, 
Le silence d’un soir où tout se finit.

Kev l'incompris

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