À l'encre noire

Dans ma chair est gravée la douleur, je saigne
Comme un souvenir profond, indélébile, 
Et dans mon sang coule la peine, 
Rouge sombre, marquant chaque battement fragile.

Au-delà du temps, dans l'infini des jours, 
Je m'efforce de trouver les mots, 
Mais les syllabes s'évaporent chacun à son tour
Incapable de contenir ce fardeau.

À l'encre noire, j'écris mon chagrin, 
Sur des pages trempées de larmes amères, 
Mais même ces mots, sombres et vains, 
Ne peuvent capturer l'ombre qui m'enserre.

Un trou noir engloutit mon âme, 
Un abîme profond, sans fin, sans écho, 
Je crie en silence, perdu dans ce drame, 
Mais rien ne brise ce voile trop gros.

Ma douleur est gravée, éternelle, 
Dans chaque fibre de mon être blessé, 
Et à l'encre noire, je raconte, rebelle, 
Ce vide infini où je suis emprisonné.

À l'encre noir je vide mon essence
Je me prive même de ma présence
Caché dèrrière mon masque je m'enfuis
Je me livre au bon vouloir de la nuit

Kev l'incompris

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